La loi Le Meur, adoptée fin 2024 et applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, resserre nettement les règles de la location meublée de courte durée (type Airbnb) : avantage fiscal réduit, DPE obligatoire, quotas communaux et enregistrement national. Voici l'essentiel pour un propriétaire-loueur.
Quel abattement fiscal pour un meublé de tourisme en 2026 ?
Le principal changement porte sur le régime micro-BIC. À recettes égales, l'impôt augmente, et le régime réel redevient souvent plus intéressant.
| Type de meublé de tourisme | Abattement micro-BIC | Plafond de recettes |
|---|---|---|
| Non classé | 30 % (contre 50 % avant) | 15 000 € |
| Classé (label officiel) | 50 % (contre 71 % avant) | 77 700 € |
Un DPE est-il obligatoire pour un meublé de tourisme ?
Oui. Les meublés de tourisme sont désormais soumis aux mêmes exigences de performance énergétique que les locations classiques : un DPE est requis et les passoires thermiques sont progressivement écartées.
Que peuvent imposer les mairies ?
Les communes peuvent fixer des quotas de meublés de tourisme et abaisser le nombre de nuitées autorisées pour une résidence principale (jusqu'à 90 nuits contre 120 auparavant). Dans les zones tendues, obtenir une autorisation devient plus difficile.
Faut-il enregistrer son meublé de tourisme ?
Oui. La déclaration des meublés de tourisme s'harmonise via un téléservice national : l'enregistrement devient une étape incontournable avant de louer.
Faut-il encore se lancer dans la location courte durée ?
La courte durée reste rentable dans les emplacements très demandés, mais l'écart avec la location classique se réduit. Avant d'investir, comparez le rendement net des deux formules et vérifiez les règles de votre commune.
Questions fréquentes
La loi Le Meur s'applique-t-elle à ma résidence principale ?
Oui, avec un plafond de nuitées : vous pouvez louer votre résidence principale en courte durée dans la limite de 90 nuits par an (contre 120 auparavant), selon les règles de votre commune.
Meublé classé ou non classé : que choisir ?
Le classement (label officiel) conserve un abattement de 50 % et un plafond bien plus élevé (77 700 €) : il devient nettement plus avantageux que le non classé.
Le régime réel est-il devenu plus intéressant ?
Souvent oui : avec des abattements micro-BIC réduits, déduire ses charges réelles et amortir le bien (au réel) peut faire baisser sensiblement l'impôt. À comparer au cas par cas.
Barèmes, plafonds et calendrier indicatifs à jour début 2026 — à vérifier sur service-public.fr, impots.gouv.fr et auprès de votre mairie avant toute décision.